Homéopathie : Une discipline désertée par les praticiens

Les homéopathes ne pratiquent plus à Vienne. Beaucoup d’entre eux partent en retraite alors qu’ils n’ont pas encore de remplaçants.

Dans le département, les homéopathes se font de plus en plus rares. Ceux-ci choisissent d’aller en retraite même s’ils n’ont pas encore de successeurs. Il existe plusieurs causes à cela. Selon un praticien, il y avait beaucoup de patients autrefois. Actuellement, le médecin généraliste intervient dans tous les secteurs. D’autre part, la désertion serait aussi due à un problème économique. La consultation coûte entre 1 et 23 euros (26 euros lorsqu’un patient vient sous recommandation d’un confrère), alors que cela peut prendre jusqu’à 40 minutes. Cela n’est pas du tout rentable, affirme un homéopathe du département. Aussi, l’homéopathie n’est pas remboursée et elle est déconventionnée.

Il existe également d’autres facteurs. La Sécurité Social convoque ce secteur, car il ne tient pas les objectifs. Aussi, l’homéopathie ne bénéficie d’aucune aide en matière de gestion de cabinet. Cela dit, la demande des patients ne cesse d’augmenter, car beaucoup d’entre eux ne souhaitent plus suivre ces traitements lourds qui utilisent des produits chimiques et qui produisent des effets secondaires indésirables.

 

D’autres freins à l’installation

Le manque d’homéopathes est aussi une conséquence des réformes dans les études de médecine. Plusieurs généralistes ne savent pas les principes des prescriptions. Dans certains, ce sont même les patients qui en savent davantage sur les traitements que l’allopathe, souligne un homéopathe. Mais le manque de preuve scientifique concernant l’efficacité des traitements prodigués en homéopathie constitue l’un des freins à l’installation des homéopathes. Aussi, ceux-ci doivent suivre 2 autres années de formation en homéopathie en plus du cursus classique. Pour Vienne, la compétence s’obtient après 221 heures de formation auprès de la fac de médecine et pharmacie à Poitiers et auprès de la fac des sciences pharmaceutiques à Tours.

Médecine : Les étudiants en interne victimes de dépression

D’après une importante étude, les jeunes en interne sont victimes de dépression. Comme symptôme, ils peuvent prodiguer un soin de mauvaise qualité aux patients ou faire davantage d’erreurs dans l’accomplissement de leur tâche.

Environ 1/3 des médecins en internat sont atteints de dépression ou affichent des symptômes dépressifs. C’est ce que met en avant une étude menée auprès plusieurs internes du monde entier et publiée dans le JAMA le 8 décembre dernier. Outre les conséquences d’une pathologie mentale, les internes affichent d’autres symptômes : des soins de mauvaise qualité prodigués aux patients qu’ils prennent en charge et augmentation du nombre d’erreurs au cours de leur intervention.

D’après les auteurs de l’étude, 29% des internes, soit 4 969 sur les 17 560, présentaient des signes de dépression ou des symptômes dépressifs. Les chercheurs ont travaillé sur l’observation de 54 études faites auparavant (entre janvier 1963 et octobre 2015).

 

D’éventuels problèmes de santé à long terme

Selon les constatations des chercheurs, le taux de dépression augmentait légèrement auprès des jeunes médecins. Cette hausse de la dépression est étonnante vu qu’il y a plusieurs réformes qui ont été adoptées durant ces dernières années pour favoriser la santé mentale des praticiens en internat, martèle un docteur de l’Université du Michigan.

Les auteurs poursuivent que les jeunes en interne pourraient être victimes d’éventuels problèmes de santé à long terme si les symptômes persistent. Les chercheurs veulent mener d’autres études pour connaître les meilleures méthodes qui permettraient d’éviter et traiter la dépression auprès des jeunes en formation. Selon certains docteurs, l’existence de symptômes dépressifs ou de dépression au sein des jeunes en formation indique qu’il y a des problèmes importants au sein du système de formation médicale et qu’il faut les résoudre.

France : Les médecins désertent certains territoires

Commune rurale, sous-préfecture… les Atlas régionaux concernant la démographie médicale indiquent qu’il y a 192 déserts médicaux en France métropolitaine. 2.5 millions de personnes n’ont pas accès aux soins.

Pour arriver à ces chiffres, le CNOM s’est cette fois basé sur les 2 378 bassins de vie. Dans ces aires urbaines, l’ordre a calculé la densité des médecins et estimé l’évolution de leur nombre depuis 2007. D’après les résultats, il y aurait 43 zones en région Centre, 22 à Poitou-Charentes et 18 en Haute-Normandie. Pour leur part, la Corse, la Champagne-Ardenne, l’Île-de-France et l’Auvergne ne disposent pas d’une importante zone en manque de praticiens.

 

Des médecins sans successeurs

Le seul point commun pour les 192 territoires, c’est la difficulté à trouver des successeurs. Sur les Côtes-d’Armor par exemple, les 24 bassins de vie en manque total de médecins ont perdu plus de 30% de leurs généralistes. Aussi, 30% des praticiens restants ont plus de 60 ans.

La raison de cette absence de successeurs est qu’il n’y a pas d’opportunités favorables pour les nouveaux praticiens. Ceux-ci veulent conserver leur ancienne qualité de vie ou n’arrive pas à trouver un travail pour leur conjoint dans le lieu d’implantation.

En région Centre, plusieurs initiatives sont lancées afin d’inciter l’installation de jeunes médecins. Certains maires invitent par exemple des médecins roumains à pratiquer dans leur région. Mais beaucoup n’arrivent pas à s’implanter plus d’une année. Une autre solution : la création de maisons médicales pluridisciplinaires. Avec plus de 50 établissements ouverts en région Centre, ces dernières permettent aux praticiens d’exercer sereinement. Selon le ministère de la Santé, 800 maisons de ce genre devraient être créées avant la fin de l’année 2015 dans toute la France et 1 000 jusqu’en 2017.

 

Augmenter volontairement le numerus clausus

Le phénomène touche également les zones périurbaines qui sont parfois très attractives. Jusqu’en 2020, on estime que 150 000 habitants au sein de l’agglomération de Toulouse pourraient ne plus disposer de médecins traitants. Dans certaines villes, le prix de l’immobilier peut décourager l’installation des praticiens.

Le 26 novembre, la ministre de la Santé doit avancer les dispositions de son ‘pacte territorial santé II’ ainsi que l’augmentation volontaire et ciblée du numerus clausus pour 131 places au sein de 10 régions sans médecins. Elle prévoit aussi de simplifier l’installation de 1 000 médecins généralistes et spécialistes d’ici 2017.

Traitement de l’hépatite C devient plus simple

Des scientifiques de Singapour ont conçu un hydrogel servant à espacer le temps d’injections des médicaments et à minimiser les effets secondaires relatifs au traitement.

Le traitement classique de l’hépatite C consiste à faire plusieurs injections de péginterféron. Il s’agit d’un traitement très lourd, parfois difficile à supporter pour les malades. En effet, le patient doit recevoir une injection chaque semaine entre 24 et 48 semaines. Afin d’éviter un tel traitement aux patients, des scientifiques de Singapour ont créé un hydrogel qui encapsule le médicament. Cela offre notamment un meilleur contrôle sur la propagation du médicament dans l’organisme.

Les chercheurs affirment que l’hydrogel se présente comme de petites billes. Après injection, ces dernières se dégradent progressivement pour libérer le médicament dans le corps. Toujours selon ces chercheurs, la taille des billes détermine la vitesse à laquelle est libéré le médicament. Ainsi, plus la bille est grande, plus la vitesse est élevée et le temps de propagation du produit dans le corps est long, et inversement.

La même efficacité que 8 injections classiques

Selon les expériences menées par les scientifiques, une seule injection de l’hydrogel se montre tout aussi efficace que 8 injections classiques. L’effet d’un seul hydrogel a également une durée de vie allant jusqu’à 2 mois. Ensuite, l’organisme élimine automatiquement le gel.

Le docteur Motoichi Kurisawa stipule que ce nouveau produit permettra d’avoir une meilleure efficacité en termes de traitement contre l’hépatite C, parce qu’il réduit le nombre d’injections et se montre aussi plus efficace. L’hydrogel est également étudié pour savoir s’il peut être appliqué dans d’autres traitements, ajoute-t-il.

Traitement avec cannabis : Son utilisation est désormais remise en question

L’analyse d’essais cliniques faite par les scientifiques américains a montré que le cannabis ne serait pas aussi efficace qu’on le croit en tant que traitement. Ils affirment que c’est inutile et peut même se montrer dangereux.

Ceux qui consomment du cannabis comme traitement sont choqués par cette publication. Récemment, le journal JAMA a publié les analyses de plusieurs scientifiques concernant l’efficacité de cette drogue. Après avoir observé 79 essais cliniques comprenant autour de 6 500 patients, ils jugent que la plante verte serait bien plus dangereuse que vertueuse.

Cela fait de nombreuses années que les scientifiques et la population louent les vertus thérapeutiques du THC (Tétrahydrocannabinol) dans le cannabis. Cela a incité plusieurs pays et États américains à approuver la conception de médicaments à base de cette plante (dronabinol, nabilone…), par exemple pour traiter les vomissements à cause de la chimiothérapie ou encore la perte de poids chez les individus touchés par le SIDA.

Dirigée par Ryan Vandrey, l’équipe de scientifique qui a conclu l’analyse propose donc ici une douche froide pour les consommateurs de cannabis. D’après les observations faites, l’analyse des études menées dans le passé par les chercheurs ne permet pas d’établir une réelle efficacité des cannabinoïdes.

Parmi les 79 essais cliniques étudiés, il n’y a que 2 d’entre eux qui proposent des effets positifs relatifs à la prise de cannabis. Ce faible taux indique notamment que les molécules de ce produit ne se montrent pas efficaces comme traitement. Par ailleurs, 62 essais indiquent des effets secondaires néfastes, dont une fatigue anormale, des étourdissements, une désorientation, des hallucinations, un sentiment d’euphorie…

Les scientifiques ayant réalisé l’étude insistent donc sur l’importance de procéder à des essais cliniques plus poussés et des recherches additionnelles afin de confirmer réellement les effets du cannabis. Mais jusque-là, ils suggèrent aux autorités de suspendre l’usage du cannabis jusqu’à ce qu’on puisse vraiment connaître les effets de ce produit.

Embauche simplifiée : une bombe à retardement selon les experts-comptables

Source : Dlb Experts, cabinet d’expert comptable Oise

Pour que les sociétés puissent embaucher aisément avec toute simplicité, le titre emploi service entreprise ou TESE s’est appliqué depuis le 1er juillet 2015. De ce fait, les recrutements des employeurs deviennent plus souples et le bulletin de paie sur le volet des cotisations sociales est simplifié.

L’Ordre régional des experts-comptables reste assez réticent sur le sujet

Comme l’a indiqué Philippe Sauveplane, son président, le texte est une bombe à retardement, car sur le plan juridique, il ne sécurise ni l’entreprise, ni le salarié. Aussi, il ne présente aucune simplification en laissant croire à la disparition de la complexité du Droit Social via le TESE, alors que ce n’est pas le cas.
Néanmoins, l’Ordre des experts-comptables régional pense que l’utilité du TESE se repose sur les emplois occasionnels très précis des entreprises.

Une source de conflits

Philippe Sauveplane affirme que le TESE ne simplifie pas les obligations sur le plan social des entreprises comme on le dit, mais met en danger les entreprises et les salariés. Pour lui, supprimer toutes les obligations administratives et déclaratives des entreprises ne permet pas à l’employeur d’accomplir le calcul des éléments variables de la rémunération, la prise en compte des spécificités des conventions collectives, le décompte de la durée du travail pour le calcul des heures supplémentaires, et la rédaction du contrat de travail, non prévue par la procédure TESE.

Philippe Sauveplane soutient que des conflits peuvent être altérés par certains points. En effet, on a pu observer que l’application du TESE n’est pas respectée par les employeurs sur la convention collective ou l’affiliation de leurs salariés à la prévoyance.