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Jean-Luc Gonzalès devient handicapé, il accuse son médecin d’être responsable

Jean-Luc Gonzalès est âgé de 53 ans. Il nous revient de loin puisqu’après son AVC en 2009, il a perdu la parole et l’usage de ses membres inférieurs. D’un homme bon portant, il est devenu du jour au lendemain une personne handicapée qui a dû se battre longtemps pour remarcher et reparler de nouveau. Aujourd’hui qu’il a retrouvé sa santé et nous raconte son vécu.

Négligence professionnelle ?

Selon Jean-Luc Gonzalès, son médecin traitant a toujours trouvé inutile de lui faire faire des examens, et ce, malgré les signes avant-coureurs. L’homme pense que le docteur aurait dû être interpellé par les nombreux signes avant-coureurs dont il fut victime pendant les deux années précédant l’accident vasculaire. Jean-Luc Gonzalès affirme d’ailleurs qu’à chaque symptôme, il en a parlé au médecin, mais il lui a juste donné des traitements mineurs.

Jean-Luc Gonzalès rappelle ainsi le premier incident qui date de l’année 2007. Cela s’est déroulé durant une partie de chasse où il s’est senti mal et a ressenti une forte douleur au niveau du mollet droit. Le médecin avait constaté une crampe et lui a prescrit du paracétamol. Par la suite, le médecin est venu à plusieurs reprises leur rendre visite sans raison apparente.

Son état s’empire

Après ce premier incident, Jean-Luc Gonzalès raconte que ses membres inférieurs lui faisaient constamment mal, qu’il était régulièrement essoufflé et fatigué. Puis un jour, il a fait un AIT (accident ischémique transitoire), où une de ses paupières s’est fermée soudainement et ne s’est ouverte qu’une quinzaine de minutes après. Pour Jean-Luc et sa compagne Nadine, c’est un symptôme d’AVC qui ne ment pas. Mais malgré ça, le médecin lui conseille de prendre simplement un Doliprane.

L’AVC

L’accident vasculaire date du 10 mars 2009. Sa compagne raconte qu’après être allé aux toilettes, il s’est recouché, puis… tombé en aphasie. Le cauchemar suivit ensuite puisque Jean-Luc a dû suivre de longs traitements d’orthophonie et de kinésithérapie au CRF à Albi.

La plainte

Le 9 juillet 2010, Jean-Luc Gonzalès décide de porter l’affaire devant le TGI d’Albi pour solliciter une réparation des préjudices subis. Le médecin n’exerce plus depuis, mais l’affaire n’a pas encore été jugée jusqu’à présent. À ce jour, le tribunal ne s’est pas prononcé sur une date pour commencer le procès.