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Tourisme médical en France : des milliards à la clé

Développer l’accueil des patients de l’étranger, voilà un marché particulièrement prometteur pour l’Hexagone. A la clé : des milliards de chiffres d’affaires. Une affaire qui impliquerait des dizaines de milliers d’emploi en sus en quelques années. Soigner des VIP en leur prodiguant des services de qualité, tel est le sujet alléchant sur lequel les économistes et les ministres se penchent alors plus sérieusement.

Le tourisme médical en France pourrait facilement rivaliser avec le marché allemand

Les chiffres avancés par les économistes font certainement rêver. Selon Jean de Kervasdoué en particulier, dont les services ont été précisément sollicités par la ministre de la Santé et le ministre des Affaires étrangères, le tourisme médical en France pourrait produire 2 milliards de chiffres d’affaires en 5 ans, incluant l’année de départ. Un chiffre qui correspond alors au marché du tourisme médical allemand. De plus, toujours selon le rapport remis aux élus par l’économiste, cette période pourrait voir la création de près de 30 0000 postes dans le secteur. Des chiffres que l’Hexagone pourrait alors atteindre en particulier grâce à une offre internationale et des soins de qualité.

Tourisme médical : des conseils pour valoriser les capacités du marché français

Selon Jean de Kervasdoué, l’une des solutions pertinentes pour développer le tourisme médical en France serait de créer un organisme public à caractère industriel et commercial ou Epic. Un établissement qui aurait diverses tâches incontournables afin d’atteindre les objectifs escomptés : définir et mettre en œuvre un cahier de charges ; déterminer un label pour les hôpitaux à même de se lancer dans le tourisme médical ; créer un portail numérique en 6 langues ; développer ses stratégies de publicité concernant les équipes médicales ; faciliter les démarches relatives aux visas des patients ; développer une offre d’hôtels adaptés à un accueil de qualité. Mais, pour l’heure, certaines barrières se dressent justement dans ce secteur, notamment au niveau de l’administration, des normes des locaux hospitaliers, de la barrière de la langue ou encore de la publicité, interdite pour les médecins.