tourisme médical

Le Gouvernement, à fond dans l’étude du développement du tourisme médical

Marisol Touraine, Ministre de la Santé et Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères, ont décidé de se concentrer davantage sur les possibilités de développer le tourisme médical en France. Une manière alors de valoriser avant tout l’expertise médicale française, et qui pourrait aussi lui rapporter près de 2 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Selon un économiste désigné spécialement pour ce projet, l’Hexagone aurait les atouts pour s’imposer sur ce marché particulièrement porteur dans le reste du monde.

La France, à même de développer le tourisme médical

Si les intérêts financiers que ce secteur lui rapporterait sont énormes, selon un économiste, la France est aussi capable de développer le tourisme médical. Cela, grâce à divers atouts, dont l’expert fait étalage dans un argumentaire adressé aux Ministre de la Santé et au Ministre des Affaires étrangères, ayant eux-mêmes sollicité ce rapport d’examen détaillé. Des capacités englobant alors par exemple les compétences de haut niveau des équipes médicales en France, des opérations citées comme des premières à un niveau mondial, puis ses compagnies d’assistance de grand renom ou encore l’influence des médecins de l’Hexagone sur d’autres marchés, comme l’humanitaire.

Le tourisme médical timide en France

Certains établissements hospitaliers privés français se consacrent déjà au tourisme médical, qui reste toutefois peu développé, notamment l’Institut Gustave Roussy et l’Hôpital américain à Paris. Le premier est réputé pour ses tarifs supérieurs de 36% aux prix fixés par le ministère de la Santé, et que les patients nantis ne se refusent pas de payer. Le second accueille des patients provenant notamment du Maghreb et du Moyen-Orient.

Le tourisme médical a du chemin à faire dans les établissements hospitaliers publics

Si le privé ne se plaint pas des affaires en matière de tourisme médical, du côté du secteur public, rien n’est gagné. Et le chemin semble encore long, au vu des barrières qui ne facilitent pas la mise en œuvre de ce marché. Des obstacles tels que le manque de formation aux langues étrangères pour le personnel médical, toujours selon Jean de Kervasdoué.