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Clause de conscience pour les médecins refusée en Suède

La FAFCE, en relation avec KLM et Provita, a imposé une demande collective à l’encontre de la Suède concernant le droit à la santé et se portant sur la non-application de la disposition du Conseil de l’Europe de 2011. La fédération n’approuve pas le fait que le corps médical ne jouit d’aucun droit à l’objection de conscience sur les situations délicates.

Le corps médical souhaitant procéder à une clause de conscience est face à des opposants dont certains se trouvent au niveau même de leur établissement. Pour la liberté de conscience, la Suède a annoncé que c’’est une question théorique puisque personne n’a pu proposer des cas montrant que la liberté de conscience a été la source d’un problème. Or un rapport délivré par des médecins aux Nations Unies stipule que les pédiatres et les généralistes rencontrent des difficultés en cas de limitation au niveau de leur profession. Aussi, une sage-femme n’a pas été embauchée parce qu’elle refusait d’avorter dans le cadre de l’emploi.

Le 18 juin, le CEDS (Comité Européen des Droits Sociaux) a annoncé sa décision face à la demande de la FAFCE et a affirmé qu’il restait neutre. Il estime également qu’en Suède, il n’y a pas beaucoup d’avortements. Or Maria Hildingsson de la FAFCE explique que c’est l’un des pays où il y a le plus d’avortement en Europe… les statistiques le confirment bien.

Dans cette demande, d’autres sujets ont également été proposés. Il y a entre autres les avortements sélectifs et le devenir des enfants nés après un avortement tardif. Pour ces problèmes, le Comité annonce que c’est le rôle de chaque État signataire de définir les conditions pour qu’un fœtus puisse bénéficier de la santé.

La réaction de Thomas Seidal, vice-président de KLM, a été immédiate. Selon lui, cela surprend que le comité puisse annoncer que c’est à chaque État de décider quand une vie peut commencer, puisqu’il s’agit là d’un fait biologique et naturel.