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Médecine : Les étudiants en interne victimes de dépression

D’après une importante étude, les jeunes en interne sont victimes de dépression. Comme symptôme, ils peuvent prodiguer un soin de mauvaise qualité aux patients ou faire davantage d’erreurs dans l’accomplissement de leur tâche.

Environ 1/3 des médecins en internat sont atteints de dépression ou affichent des symptômes dépressifs. C’est ce que met en avant une étude menée auprès plusieurs internes du monde entier et publiée dans le JAMA le 8 décembre dernier. Outre les conséquences d’une pathologie mentale, les internes affichent d’autres symptômes : des soins de mauvaise qualité prodigués aux patients qu’ils prennent en charge et augmentation du nombre d’erreurs au cours de leur intervention.

D’après les auteurs de l’étude, 29% des internes, soit 4 969 sur les 17 560, présentaient des signes de dépression ou des symptômes dépressifs. Les chercheurs ont travaillé sur l’observation de 54 études faites auparavant (entre janvier 1963 et octobre 2015).

 

D’éventuels problèmes de santé à long terme

Selon les constatations des chercheurs, le taux de dépression augmentait légèrement auprès des jeunes médecins. Cette hausse de la dépression est étonnante vu qu’il y a plusieurs réformes qui ont été adoptées durant ces dernières années pour favoriser la santé mentale des praticiens en internat, martèle un docteur de l’Université du Michigan.

Les auteurs poursuivent que les jeunes en interne pourraient être victimes d’éventuels problèmes de santé à long terme si les symptômes persistent. Les chercheurs veulent mener d’autres études pour connaître les meilleures méthodes qui permettraient d’éviter et traiter la dépression auprès des jeunes en formation. Selon certains docteurs, l’existence de symptômes dépressifs ou de dépression au sein des jeunes en formation indique qu’il y a des problèmes importants au sein du système de formation médicale et qu’il faut les résoudre.